BAUDIER Jean Marie

Jean BAUDIER (1851) et Claudine BRENAT (1852) ont eu neuf enfants :

Jean-Marie (1875), Michel (1878), François (1880), Antoine (1882), Jean-Marie (1885), Antoine (1890), Michel (1892), Claudine (1895), Marie (1897) et Annette (1899).

Les deux premiers garçons sont nés à Bonnay où les parents étaient viticulteurs.

Les autres enfants sont nés à Saint-Marcelin-de-Cray où le père avait un emploi de cantonnier. Trois prénoms sont doublés : c’est peu ordinaire.

Michel BAUDIER (1878) n’a fait que huit mois de service militaire en tant qu’aîné encore au foyer  d’une famille nombreuse. Il sera mobilisé en août 1914 et blessé par balle à la main en novembre 1914. Il est rapidement renvoyé près du front et sous les drapeaux jusqu’en 1919. Sa blessure, son âge et le fait qu’il soit père de six enfants ont fait qu’il n’a pas été envoyé en première ligne.

Antoine BAUDIER (1890) s’est engagé pour 4 ans en 1910, démobilisé en 1919 il est donc resté neuf ans sous les drapeaux.

Michel BAUDIER (1892) a été mobilisé le 3 août 1914 et est porté disparu le 15 janvier 1915 à Roclincourt (Pas de Calais). Son nom figure sur le monument aux  morts de Saint-Martin-la-Patrouille.

Jean-Marie BAUDIER (1885) a effectué son service militaire d’octobre 1906 à octobre 1908. Il est mobilisé le 3 août 1914 et va être blessé à deux reprises : éclat d’obus à la jambe droite en 1915, blessé par balle au pied gauche en 1916 à Verdun. Il décède le 8 juillet 1917 au Chemin des Dames dans l’Aisne. Il a été décoré de la Croix de Guerre à titre posthume. Il est inhumé dans la nécropole nationale de Vailly-sur-Aisne (tombe 126).

La bataille du Chemin des Dames, aussi appelée seconde bataille de l’Aisne ou « offensive Nivelle » a lieu pendant la Première Guerre mondiale.

Elle commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin par la tentative française de rupture du front  allemand entre Soissons et Reims vers Laon, sous les ordres du général Nivelle : « L’heure est venue, confiance, courage et vive la France ! ». La bataille se prolonge jusqu’au 24 octobre 1917 avec des résultats stratégiques discutés et de très lourdes pertes humaines dans les deux camps. 187 000 morts ou blessés côté français, 163 000 morts ou blessés côté allemand.

Jean-Baptiste Lalande