Louis Marcel Santomaso est né le 1er août 1920 dans le Jura à Lézat. Son père- Paul André- est tailleur de pierres en 1911 puis employé au P.L.M. à Jeurre lorsque son fils entre à La Prat’s en 1933. Marcel a une sœur, Berthe Marie Magdeleine né en octobre 1922 à Lézat.

En 1933, Marcel obtient son « certif » à l’école de Jeurre. Puis il entre à La Prat’s en octobre 1933. Dans sa promotion, on retrouve François Dargaud[1] et Georges Planche[2]. Il reste à Cluny jusqu’en juillet 1937.

En 1945, il appartient au 1er Bataillon de choc[3]. Ce qui s’est passé au Moulin d’Eyach, Raymond Muelle le raconte dans son ouvrage : Bataillons de chocs et commandos de la 1re armée: Des Vosges à l’Allemagne (1944-1945) :

« Nous traversons cette rivière, l’Eyach, un affluent de l’Enz après avoir occupé le hameau d’Eyachmuhle. Le but estd ‘atteindre la route 294 (…) L’adversaire est invisible, ses armes, à la cadence de tir identifiable, sont des Sturmgehwer, des Mp44, intermédiaires entre FM et mitraillettes, une arme particulièrement efficace que tous les « Chocs » rêvent de posséder. »

C’est à Moulin d’Eyach que Marcel Santomaso tombe et meurt des suites de ses blessures, le 13 avril 1945. Il n’a que vingt-quatre ans.

Vaux-lès-Saint-Claude

Il a obtenu la mention « Mort pour La France[4] » et son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vaux-lès-Saint-Claude (39) ainsi que sur la plaque commémorative de l’église de la Rixouse[5].


[1] Voir l’article : Chevillon et Dargaud, Prat’siens au maquis de Mont-Cortevaix

[2] Voir l’article : Georges Planche, Prat’sien fusillé à Habère-Lullin

[3] http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/desc_regi_mini.php?nunit=1&tunit=B.C.%20(Choc) « Créé en mai 1943 à Staoueli dans la banlieue ouest d’Alger en tant qu’unité spéciale commando. Le bataillon sera utilisé en tant que force de frappe lors de la reconquête de la Corse (septembre et octobre 1943), la prise de l’île d’Elbe (juin 1944) et les différentes étapes de la libération de la France. Engagé sans discontinuer de Toulon jusqu’à Colmar, aux côtés de la 1ère Armée Française, il termine la guerre en mai 1945 près du lac de Constance (Allemagne).»

[4] Service historique de la Défense, Caen Cote AC 21 P 153270

[5] Voir Memorial Genweb.