Louis Septfonds est né le 19 novembre 1904 dans l’Aveyron à Laguiole. À sa naissance, son père exerce la profession d’huissier à Espalion.

Archives départementales de l’Aveyron.

Louis arrive à La Prat’s en octobre 1920. Il se mariera avec Alice Célina Denise Fabre et divorcera en 1940.

Alias « Sicard », Louis Septfonds appartient au mouvement Combat et organise la résistance dans la région d’Espalion, de Mur-de-Barrez et de Bromat. Autour de lui se retrouvent : Chassang (organisateur et chef cantonal AS à Mur-de-Barrez), l’instituteur Roland Caumes, les frères Marc, le docteur Ouvrier, des employés de l’usine du Brézou[1].

Les 29 et 30 décembre 1943, sont arrêtés à Espalion : Pflaum (chef du maquis de Laissac-Palanges) et plusieurs autres responsables de l’A.S. : Couronne, Dausse, Maynadier, Galtier, Septfonds, Trincal, Toublanc.

Le convoi des tatoués

Louis Septfonds sera déporté par le convoi du 27 avril 1944 au départ de Compiègne à destination d’Auschwitz-Birkenau[2]. Le convoi compte 1670 hommes. Ils arrivent le 30 avril à Auschwitz où 1655 détenus vont être immatriculés, numéros  » 184936  » à  » 186590″.

Dans ce transport se trouvent des résistants de Cluny ou des alentours : Antoine Verjat, Antoine Poivey, Marc Passot, Antoine Guillotin et Jean Lambert.

1561 hommes sont ensuite emmenés le 12 mai, vers le KL Buchenwald où ils arrivent le 14 mai. « 1000 d’entre eux partent au KL Flossenbürg où ils sont à nouveau immatriculés de 9312 à 10311, puis répartis dans divers Kommandos : Flöha, Janowitz, Hersbruck, etc. Sur ce groupe, 618 ne reviennent pas[3]. »

Louis Septfonds fait partie de ces 618 déportés. Il décède le 10 mars 1945 à Kamenz.

Les honneurs

Le lieutenant Louis Septfonds, résistant F.F.I.[4], sera médaillé de la résistance par décret du 3 août 1946 et fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, par décret du 7 novembre 1958. Il a obtenu la mention « Mort pour la France. »

Le nom de L. Septfonds n’est pas inscrit sur le monument aux morts de Laguiole où il est né mais il est gravé sur le monument des résistants érigé à Sainte-Radegonde : « Le Rouergue à ses fils victimes de la barbarie nazie ». En 2018, un appel aux dons était lancé pour la restauration du monument.


[1] http://club.quomodo.com/aveyronresistance/index_.html

[2] C’est le 3e convoi de non-Juifs déportés à Auschwitz.

[3] http://www.bddm.org

[4] Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 545136.