Né à Donzy-le-National le 16 juin 1879, Jean Ponceblanc exerce la profession de charretier avant la guerre. Il se trouve près de Commercy en avril 1915, proche des secteurs ou l’armée allemande commencera à utiliser massivement le chlore gazeux. À Saint Julien-sous-la-Côte, le caporal Jean Ponceblanc est fait prisonnier.

Aucun règlement militaire allemand ne fixe vraiment le sort des prisonniers : autant de camps, autant de régimes particuliers. Le traitement des hommes de troupe est sévère, celui des officiers plus adouci. Dans les camps les plus durs il n’y a pas de chauffage, pas de lits, peu de soins sanitaires, peu de nourriture.

Les épidémies de tuberculose et de typhus du pou, favorisées par la promiscuité, éclatent dans les camps. En 1915, le typhus fait des ravages à Wittenberg et à Cassel (2 000 morts). En 1918 la grippe espagnole provoquera de nombreux décès.

Après l’armistice la mission française du général Dupont se rend sur place, en Allemagne, pour régler les problèmes de retour. Tout est terminé en janvier 1919. Il ne reste plus alors Outre Rhin que les corps des prisonniers de guerre décédés.

Le corps de Jean Ponceblanc et ceux des soldats qui ont pu être rapatriés reposent dans la nécropole nationale des prisonniers de Sarrebourg.

J-B Lalande