L’inventaire des chemins clunisois ne saurait être complet sans l’évocation du chemin « Entre-deux » ou « de la Porte du Merle à la Porte Saint Odile » qui courait au pied du rempart de la ville. Derrière cette appellation de 1693, vous avez bien sûr reconnu notre célèbre promenade du Fouettin qui relie toujours la rue du Merle à la porte Saint Odile…

Quant à la rue des Chenevrières, après avoir été citée dans le terrier Bollo comme « chemin de la Fontaine d’Urgière à la porte du Merle », elle a hésité entre plusieurs noms allant du « chemin rural des Chenevrières au chemin de Donzy-le-Royal » en passant par le tout simple et logique « chemin de la Cras » (sources du cadastre de 1841). De la rue des Chenevrières, franchissons la route départementale 980 pour nous engager sur le chemin rural des jaillots (parfois mentionné sur le cadastre comme chemin des Jailloux) qui était connu au XVIIe siècle comme étant « l’ancien chemin tendant de Cluny à la Croix Micot ». Cette croix, du moins ce qu’il en reste, est située sur la commune de La Vineuse et a souvent été orthographiée de diverses manières dont Croix Nicot, Croix Micaud… On y accède par l’actuel chemin du Plaisir mentionné sur le Terrier Bollo de 1693 comme « grand chemin de Cluny à Saint Bonnet et Charolles ».

Enfin, pour en terminer avec nos chemins clunisois, mentionnons l’éphémère existence du « chemin de la porte de la Chanaise à Saint Lazare » (1693) devenu notre rue de la Chanaise pour sa partie comprise entre le lavoir et la Croix Girard après avoir été élevé, à l’instar de l’ensemble de la rue Porte de Paris, au titre et appellation de route départementale n°11 de Mâcon à Chagny… (cadastres 1841 et 1846)

La gazette de Cluny, déc. 2003.