À Cluny, Philibert et Annette VOUILLON tenaient un hôtel au Champ de Foire. Ils eurent deux filles Christine et Marie puis Jacques, le petit dernier (Annette a 38 ans et Philibert 45 ans à sa naissance). Son incorporation est d’abord ajournée en juillet 1914 pour « faiblesse ». Il sera rappelé en décembre 1914 pour être incorporé dans un régiment d’infanterie coloniale. Il participe d’abord à des combats sur le sol français. En 1917 son régiment intègre « l’armée d’Orient » pour combattre Hongrois, Bulgares et Turcs dans les Balkans.

Son régiment doit faire face au paludisme, à la dysenterie et à la grippe espagnole sans possibilité de rapatriement. Le relief escarpé et un ennemi parfois invisible rendent les combats bien différents de ceux de la Marne ou de la Champagne mais tout aussi terribles. Le matériel et l’approvisionnement sont insuffisants. Ces régiments d’infanterie coloniale ont néanmoins pesé sur la victoire finale. Le 1er R.I.C de Jacques Vouillon participe à la percée du front le 15 septembre 1918 et à la conquête de la cuvette de Kravitza. Les avancées  qui suivent pousseront la Bulgarie à signer l’armistice du 29 septembre 1918, suivi de l’armistice avec l’Autriche le 3 novembre 1918.

Jacques Vouillon meurt à Neusatz en Hongrie, aujourd’hui Novi Sad en Serbie.

J-B Lalande