Né le 3 avril 1895 en Italie à Savone, il devient membre de la promotion Cluny 1912-1915. Mobilisé au même titre que ses camarades, il s’engage à Chambéry (Savoie), sous le matricule 860 au sein de la 69e compagnie d’Aérostiers.

La promotion spéciale 112-115

Le sergent observateur en ballon Debas sera décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre pour ses actions au cours du conflit. Il obtiendra également 4 citations, dont une pour ses 450 heures de service en ballon.

« Le 21/05/1917, attaqué par un avion ennemi et blessé aux 2 jambes, s’est jeté en parachute et a tenu à rendre compte de ses observations »


« Soumis, le 02/09/1916, à un bombardement intensif d’artillerie ennemie, a continué, avec calme, son travail d’observateur, faisant contrebattre les batteries, jusqu’à ce que le ballon, déchiré et dégonflé, ait été abattu »

Ordre de mission concernant une unité de la 1ere armée aérienne, au sein de laquelle servait Charles-Antoine DEBAS

Le 24/04/1918 : « Observateur en ballon, grièvement blessé en nacelle le 21/05/1917, par le feu d’un avion ennemi, a demandé à rejoindre la 69e compagnie, incomplètement guéri. Le 03/04/1918, attaqué par 3 avions ennemis, est mort en soldat, tué en nacelle, les armes à la main »

Il décède en combat aérien le 3 avril 1918, sur la commune de Vandélicourt dans l’Oise,  la veille de ses 23 ans.

Le certificat de décès « Mort pour la France » attribué au sergent Charles-Antoine Debas